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Les cerises de Tchernobyl

MARDI 25 MAI 2010 / 20H35 / ARTE Tchernobyl, une histoire naturelle ? Luc Riolon et Antoine Bamas. Certains scientifiques estiment que la zone interdite instaurée autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl serait devenue un puits de biodiversité.

« Tchernobyl » et « naturel »… cela sonne faux ! Pourtant, vingt-quatre ans après l’explosion du réacteur n°4, le 26 avril 1986, les auteurs de ce documentaire ont décidé de s’intéresser à la faune et la flore de Tchernobyl et à leur évolution après l’accident. Si la catastrophe ukrainienne a fait l’objet de nombreux films, au rang desquels la Bataille de Tchernobyl de Thomas Johnson (2006), personne n'avait encore traité cette question.


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Une maison dans la zone interdite. © Camera Lucida Productions

Le film s’ouvre sur une image d’Epinal de la fête foraine désertée, envahie par les herbes folles. Pour cette promenade bucolique, le réalisateur choisit ses héros : les scientifiques. Il nous prend par la main et nous emmène déambuler dans la zone d'exclusion, un périmètre de 30 km² abandonné par les hommes et où la radioactivité est parfois 1000 fois supérieure à la moyenne.

Sergey Gashchak fut liquidateur à 26 ans, c'est-à-dire qu'il faisait partie des équipes qui sont intervenues sur le site directement après l'explosion. Depuis un quart de siècle, il parcourt la zone interdite
à bord de son bus-laboratoire afin d’étudier les effets des faibles doses d’irradiation. Pour lui, Tchernobyl s'est transformée en paillasse géante où les plantes et les animaux évoluent sans intervention humaine.

Les héros de ce récit sont attachants et uniques dans leur genre. Léonid Bogdan, lui, est radioécologiste. Il vit dans la zone d’exclusion, cultive son potager et, face à nous, n'hésite pas à manger une cerise. Il n’est pas fou, non. Il a mesuré la radioactivité de tous les aliments qu'il cultive et sait ce qui est dangereux pour lui : «Le cerisier absorbe le strontium et le césium [les éléments radioactifs], même s'il en reste des traces infimes dans la chair du fruit.»

Et pour ceux qui sont fâchés avec la physique nucléaire, c’est le moment de réviser. Les animations 3D facilitent la compréhension des dommages que la radioactivité cause à nos cellules.

Laura Farrenq

Tchernobyl, une histoire naturelle ? de Luc Riolon. Ecrit par Luc Riolon et Antoine Bamas.
France, 2010, 90 mn. Arte / Camera Lucida productions / CNRS Images.
Diffusion le mardi 25 mai 2010, à 20h35, et le jeudi 27 mai 2010, à 10h40, sur Arte.

 
 
 

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