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14-18, Le Bruit et la fureur, de Jean-François Delassus

CRITIQUES Accompagnés par leurs professeurs d’histoire-géographie, de français et d'arts plastiques, les élèves de 3eA ont rédigé des critiques du film
.

L'argumentaire du film
A travers le récit d’un soldat qui a traversé toute la guerre, 14-18 Le Bruit et la fureur est un documentaire réalisé à partir d’images d’archives restaurées, colorisées et sonorisées. A rebours de la victimisation du soldat qui a longtemps prévalu, le propos de ce film est nouveau : la Grande Guerre a été entretenue par un consentement général. Ce sont des sociétés entières qui se sont jetées dans ce qu’elles pensaient être un combat de la civilisation contre la barbarie. En suivant les analyses d’Annette Becker, l’un des chefs de file de ce nouveau courant historiographique, ce film donne une vision neuve de ce conflit dont l’ampleur, la violence, le caractère total ont préfiguré et engendré les tragédies du XXe siècle. (Communiqué de la chaîne France 2)

« Des hommes fracassés »
On trouve que le documentaire est très bien car il montre un autre aspect plus violent
de la guerre, que l’on ne connaissait pas. Nous sommes restés sans voix devant ces images effrayantes, qui montrent parfois des hommes fracassés par la violence de la guerre. Mais nous avons un énorme respect pour les choses qu’il ont accomplies pour la France et aussi pour ces femmes qui se sont tuées au travail. Un travail qui était très dur : travail dans les champs mais surtout dans les usines d’armement.
Asma et Selma

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Le narrateur, interprété par Alexandre Astier, s'exprime à la première personne,
ce qui renforce l'identification du spectateur au soldat ordinaire.
©DR


« Se sacrifier pour rien »
Nous trouvons le film très agréable. Le film nous apporte des information sur la guerre de 14-18. Nous ressentons de la tristesse pour ces pauvres gens, qui se sacrifient pour rien. Grâce à ce film, on comprend mieux ce qui s’est passé, par exemple les stratégies des adversaires, et les gueules cassées, ces soldats qui sont revenus
malades de la guerre, même psychologiquement, et qui pour certains avaient pris du plaisir à tuer. Les soldats étaient obligés de faire la guerre sinon ils étaient tués par leur propres supérieurs. Le film nous montre que même les femmes travaillaient dans les usines pour fabriquer des armes, des obus et des camions alors que nous croyions que les hommes faisaient tout. Par contre, le réalisateur a inventé certaines scènes. Dans l'ensemble, le film est à recommander car il vous apportera beaucoup d’informations sur la Première Guerre mondiale.
Yacine, David, Mohamed
« A quoi ça rime ? »
Ce film est entièrement conçu avec des images d’archives colorisées et sonorisées. Grâce à ces archives, ce film retrace les quatre années du premier conflit mondial, où les soldats vivaient une époque de tuerie. Chaque minute ils devaient se préparer à l’assaut, chaque seconde la peur l’envahissait, où chaque seconde ils voyaient leurs vies défiler devant leurs yeux lors de l’assaut. Ce film  nous prouve à quel point la guerre est horrible, mais pour une terre colonisée par tel ou tel pays, à quoi ça rime à la fin ? Durant ce film le narrateur parle en voix off à la première personne, ceci nous permet de nous identifier aux sacrifiés. Ce documentaire a été actualisé pour comprendre la face cachée de la guerre. Pour moi je suis content d’être en 2009 mais j’aurais aimé pouvoir me battre pour défendre leurs idées. Très bien réalisé ce film est disponible en  VOD . Un conseil, achetez-le.
Morgan, Clément

« Certaines zones d’ombre »
Nous avons  apprécié ce film car la volonté des soldats, leur acharnement et leur sort nous a émus. Ils se battaient pour la patrie, pour ce qui leur semblait être un devoir, laissant derrière eux femmes, enfants et famille… Ils furent des héros dont désormais nous ne nous rappelons même plus les noms… Ils se battaient pour que nous soyons libres, pour que nous ne vivions pas comme eux.
En revanche, ce que nous avons moins apprécié, ce furent les  « gueules cassées». En les voyant, on a l’impression que les soldats n’étaient que des pions ou, comme ils le dirent eux-mêmes, des sacrifiés.
Sur le plan esthétique, le film donne l’impression que les couleurs des images sont naturelles et non pas colorisées. Mais la qualité n’est pas très bonne, les images datant d’il y a plus de cinquante ans.
Toutefois, la Chanson de Craonne est changée de son contexte: les images donnent l’impression d’avoir été bien placées mais il n’en est rien selon nous. Car dans le passage utilisé dans le documentaire, le texte retenu ne parle que d’amour. La chanson originale n'évoquait pas des sentiments mais la haine contre le gouvernement. Le film donne l'impression que peu de gens se révoltèrent. Le réalisateur a glissé sur certaines zones d’ombre.
Lina, Kelly, Rabah


« Tous solidaires »
Ce film explique bien ce qui c’est passé à cette époque : des moments horribles ! Quand on voit ces images, on s’estime heureux de ne pas avoir vécu cette guerre, car il y a eu beaucoup de morts pour rien. En voyant cela, on respecte le courage que ces hommes ont eu. On voit aussi qu’à cette époque ils étaient tous solidaires, ce qui est plus rare de nos jours. On comprend dans ces moments-là l’expérience des combattants, les signes de brutalité et la souffrance de ces humains avant tout.
Angélique et Annalie


« De la chair à canon »
J'ai un très grand respect, immense respect pour tous ces gens qui ont vécu ces durs moments. Et grâce à ce reportage, nous avons mieux pu comprendre leur vie au front à cette époque. De la chair à canon, on le dit. Mais quand on le voit, comme dans ce film, on est bouche ouverte, sans réaction. En gros, on est choqué. On a beau le savoir ou l’apprendre en cours, quand on le voit de nos propres yeux, on se rend compte que c’est complètement différent. On ne comprend pas pourquoi autant de vies humaines ont été sacrifiées, certes pour la France, mais tout de même nous avons vu pas mal d'erreurs faites et pas mal de vies sacrifiées. Si le soldat refusait ou craignait d'affronter l'ennemi, son avenir était le même : il mourait face à l'ennemi ou face au supérieur! Que de malheurs ont subi ces gens, hommes ou femmes. Pourquoi un tel acharnement à faire perdre des vies sans raison réelle ? Bref, félicitations pour ce film car il m’a fait comprendre ce que le mot guerre signifie. Bravo !
Marina, Ornella, Solenn
« Mieux qu'un livre »
Les personnages ont souvent été placés pour que la vidéo ait une meilleure esthétique. Malgré la recherche et la remastorisation des archives, la qualité du son et des images n’est pas  excellente.
Par ailleurs, on voit de bonnes reconstitutions de scènes importantes comme un combat au front, montrant même l’arrière : il y a de vraies images de femmes travaillant dans les entreprises de fabrication d’obus. Une musique joyeuse associée au départ des soldats peut nous induire en erreur en nous donnant un avis positif sur la guerre et nous faire croire que les soldats y sont heureux…
Ce film est toutefois recommandable. Nous pouvons mieux comprendre et nous mettre dans la peau d’un soldat qu’a travers un livre. Des images choquantes et cruelles montrant les gueules cassées ou les corps abîmés par les obus  éveillent en nous de la pitié, mais nous font nous rendre compte de notre chance de ne pas y avoir participé.

Margot et Sonia


BONUS
# Lire l’avis des Yeux rouges sur le film et la brève sur son succès lors de la diffusion télévisée de novembre 2008.
# Consulter le dossier pédagogique réalisé par le CNDP et la critique d'un historien.
# Voir le film gratuitement sur Google vidéo ou le télécharger sur Vodeo TV.




 
 
 

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